J'ai souvent constaté que c'est en expliquant à un "autre" oralement les problèmes, les questions, les difficultés auxquelles on est confronté, que l'on en comprend mieux les tenants et les aboutissants, et de ce fait que l'on trouve la réponse recherchée. Encore faut-il que cet "Autre" soit disponible. Il y a pourtant une autre solution : s'adresser à soi-même. Mais se parler, seul, à voix haute (et ça c'est indispensable, sinon, ce n'est plus parler mais penser), a toujours été considéré comme un truc bizarre, voire l'expression de la folie. On rit des personnes âgées qui "radotent". On se moque de celui qui se laisse aller à marmonner dans la rue. On se dit, ça tourne pas rond, là-dedans. Le/la pauvre, ça connecte plus du côté des neurones... Ah oui ? Eh bien, surprise : une étude scientifique américaine a étudié la question en observant le phénomène sur des enfants. Elle a démontré que les enfants qui accompagnent les tâches qu'ils effectuent en les décrivant à voix haute, en les commentant pour eux-même, ceux qui se tiennent des discours, de tous ordre, progressent plus vite que les autres. Plus frappant encore, on y apprend que les enfants autistes que l'on laisse ou que l'on encourage à parler pour eux-mêmes développent de meilleures capacités de communication avec le monde "extérieur". Après ça, on ne regardera plus jamais quelqu'un qui parle seul de la même façon, non ?
Bon, je vous ai fait une synthèse rapide, évidemment. Mais faut m'excuser, je suis pressée, j'ai une urgence : il faut que je me parle.
lundi 31 mars 2008
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
1 commentaire:
C'est juste. Se parler à soi-même c'est essentiel. D'ailleurs, je crois que pour un certain nombre de personnes, le blog sert aussi à cela.
Enregistrer un commentaire