mardi 3 juin 2008

jf partage appartement...


Fascinante information en provenance du Japon...Un homme qui s'étonnait de constater la disparition régulière de nourriture dans son appartement a posé des caméras cachées et découvert qu'une femme vivait à son insu dans un placard inutilisé. La femme, âgée de 58 ans et sans emploi avait installé un petit matelas dans le placard -sans qu'on sache comment, ni quand elle était entrée clandestinement dans les lieux. Après enquête, la police a estimé qu'elle (sur)vivait là depuis plusieurs mois. Alors qu'on l'interrogeait sur les motifs de ce squat plutôt étonnant, elle s'est contentée de répondre : je n'ai trouvé aucun autre endroit où vivre.
Elle n'a jamais laissé d'autre trace de son existence que ces vols de nourriture. Une existence réduite, donc, à quelques pas furtifs en l'absence de son "co-locataire" et à des heures interminables, tassée dans un espace confiné.. Un corps, deux bouteilles d'eau et un matelas, voilà tout. Cette femme a-t-elle trouvé dans ce placard un moyen de cacher son dénuement ? Etait-ce un acte de désespoir ou de folie ? Peut-être un peu des deux.

Cette histoire d'improbable cohabitation me ramène à une autre, survenue fin février à Wichita, Kansas. La police a trouvé, dans une maison ordinaire, une jeune femme de 35 ans littéralement collée à une cuvette de wc. Elle ne s'était pas levée depuis deux ans. Oui, deux ans. Freaks ! C'est son compagnon (enfin.. c'est ainsi qu'ils se sont eux-même définis) qui a prévenu la police. Collée, donc. Selon les propres termes du sheriff, la peau avait "poussé" sur le siège devenu une sorte d'excroissance. La femme a d'abord refusé d'être hospitalisée, jurant qu'elle n'avait besoin d'aucune aide et qu'elle ne comptait pas sortir de là. Puis elle a fini par céder. Il a fallu découper le siège des toilettes, ôté plus tard par les médecins.
"C'est difficile à imaginer", a reconnu le sheriff en commentant à la presse. "Moi-même, qui l'ai vue, j'ai encore du mal à l'imaginer.." Le pantalon baissé, les jambes étaient comme atrophiées.
Le boy-friend, bien sûr, a été interrogé. Il a assuré qu'il la suppliait chaque jour de sortir, en lui apportant de quoi boire et manger. Elle répondait invariablement "peut-être demain". Deux ans plus tard, donc, il a tout de même appelé la police : "je crois qu'il y a quelque chose qui ne va pas chez ma copine".
Qui est le plus désaxé des deux, difficile à dire. Aucun, là encore, n'a pu donner une explication à ses actes.
Que deviendront ces êtres perdus, de Fukuoka à Wichita ? Je parie, hélas, que l'histoire -la presse- ne le dira pas. Placard ou wc, leur bulle étrange était peut-être bien pour eux la dernière digue. Les voilà emportés très loin par le flot de leurs cauchemars. Et des nôtres.

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