mardi 29 avril 2008

le business de la peur

Lire les journaux, allumer sa télévision ou même écouter les conversations au comptoir du café conduit à la même sensation, lourde, tenace : la température du monde vacille. On va mal, on a froid, on a peur. Entre les fous, les assassins, la pauvreté, l'incertitude, on ne voit -on ne broie- que du noir. Un des motifs, au passage, de lire Providence si vous ne l'avez pas déjà fait (pardon de cet instant d'auto-promo), lecture subversive au possible par les temps qui courent puisque ce roman s'amuse à démontrer qu'il y a toujours matière à espérer.
Je reviens à la peur. Si certains business sont en difficulté, ce n'est pas le cas de ceux qui exploitent nos angoisses. Les ventes d'anti-dépresseurs explosent, les discours sécuritaires fleurissent. Et hier, cette nouvelle : une compagnie d'assurance proposerait désormais en Australie (et bientôt en Nouvelle Zélande, quant au reste du monde, il réfléchit) une police d'assurance réservée aux femmes enceintes et destinée à garantir les risques de malformations graves. Le porte-parole de la compagnie en question, présente la chose comme une avancée. Selon lui, il s'agit simplement de "coller aux tendances" : les grossesses de plus en plus tardives augmentent significativement les risques. Et non bien sûr d'angoisser, culpabiliser les femmes.. Suis-je parano ? J'ai le sentiment, moi, que partout on cultive cette peur qui nous rend si vulnérables... et rentables. Ca commence à bien faire. Il serait temps de résister au serpents hypnotiseurs qui veulent nous faire croire que tout va tellement mal qu'il n'y a plus rien à faire..excepté payer. Ah, et je me souviens d'une conversation attrapée au vol entre deux petits garçons d'environ 5 ans, au sujet d'un jeu vidéo basé sur le livre de la jungle :
- "je sais pas ce qu'il faut faire quand je suis en face du serpent, il me fait peur"
- "quand tu le vois venir tire lui les bananes dans la tete : tu lui fais ça jusque il tombe de l´arbre"
Eh oui, il suffisait d'y penser.

lundi 28 avril 2008

insomnies

Voilà, elles sont revenues les insomnies. Ces vieilles copines. Les bonnes et les mauvaises. Les bonnes, ce sont ces parenthèses inespérées d’énergie, ce cadeau incroyable : un supplément de vie même pas volé, obtenu dans les règles. On s’endort, et puis, hé, quoi ? la paupière se soulève, tiens, bizarre, on est en pleine forme – il est pourtant trois heures du matin c’est normal docteur ? Le silence enveloppe le corps, on jette un œil par la fenêtre pour apercevoir les rares lueurs – les autres, nos compagnons anonymes. On leur sourit mentalement. On déguste, parce qu’on sait la valeur du bonus. On profite. On se promène de l’intérieur. Un peu plus tard, baillement : on se recouche l’esprit tranquille, facile, on sait qu’au réveil, il n’y aura nulle trace de fatigue, au contraire.
Et puis il y a les autres. Celles de tous les combats, de toutes les menaces. Qui tétanisent et rendent fou : impossible d’exploiter ce temps inutile, pénétré qu’on est de la peur du lendemain. Unique consolation, ce sentiment d’appartenir à une immense famille. Car ils sont nombreux, les esprits qui hurlent, les visages qui se défigurent, les chairs qui se nouent pendant ces nuits béantes qu’on échoue à combler malgré mille subterfuges. On jette un œil par la fenêtre, on ne voit que les endormis, ces bienheureux qu’on se surprend à envier. On accède malgré soi à des univers parallèles, aïe, ça se complique. Tourner, retourner. Traverser, se traverser. Les minutes, les heures passent, ce temps gâché, plié. On voudrait aligner les idées mais le corps est lourd, les membres se dérobent. La fatigue grandit à mesure que le sommeil s’éloigne, nous nargue. Bras de fer. Cœur battant. Elles sont fortes, très fortes. Surtout ces temps –ci : pas simple, donc. Mais je serai patiente, les filles. Vous n'avez pas encore gagné.
(ps : toutes formules magiques ou autre arme fatale sont les bienvenues….)

mercredi 23 avril 2008

luttes intérieures et résurrection


Certaines expériences sont si violentes qu'elles rendent à vie muets de terreur ceux qui les ont traversées. De terreur, de remords, de culpabilité. Impossibilité à exprimer la glissade infinie. Inaptitude à affronter l'image, le souvenir. On déguise, on digresse, on contourne, on s'échappe. Ca finit mal, souvent. Très mal. De l'intérieur. Car tandis qu'on joue à cache-cache avec la mémoire et les autres, la peur grandit, le mal s'insinue. L'issue se rétrécit. L'avenir disparaît.
"tout ça était de ma faute".
Parfois pourtant, -pourquoi ? comment ? mystère... les choses tournent différemment. Il (elle) prend le dessus dans la lutte intérieure. Il (elle) parle. Il (ou elle) tente le tout pour le tout. Cette fois, il -lui- c'est Christophe Tison. Il reprend au couteau la parole là où il l'avait laissée avec "il m'aimait", et publie "Résurrection", le récit de sa cure de désintoxication. Désintoxication des produits absorbés pour survivre à la peur. Désintoxication de la peur. Peur des monstres, peur du monstre qu'on est devenu, peur du mal que l'on s'est infligé et de celui qu'on inflige à ceux qui nous entourent. Peur de la peur. Angoisse, épouvante, effroi.
Et puis, presque inattendue, à force de bras de fer, à force de tenir "juste aujourd'hui" et peut être un peu aussi par chance, par hasard, -car parmi ceux, nombreux, qui échouent à prendre le dessus, il y en a pourtant d'aussi valeureux, d'aussi malheureux, d'aussi lucides, d'aussi costauds): la résurrection.
Difficile d'en dire plus. Pour ceux qui ont touché cet univers, et pour ceux qui ont envie le comprendre.
"Résurrection". Christophe Tison. Grasset

samedi 19 avril 2008

Quark et les ch'tis

On dirait que la France découvre les gens du Nord. On s'émerveille, on se souvient brusquement qu'il y a là-bas une rage d'humanité qui trouve sa force dans une histoire faite de combats de toutes sortes, de dépassements, de courage. C'est bien, il n'est jamais trop tard pour se pencher sur ce qui est juste à côté de nous... Les ch'tis, moi je les ai rencontrés voici plus de 10 ans, en 1999, lors du tournage du clip de Quark, le groupe dans lequel je chante. C'était notre premier album, on n'avait pas un sou, seulement l'envie d'illustrer nos titres avec des images qui parlent d'intensité et de vérité. C'est dans le Nord qu'on a trouvé ça. Là-bas, les familles de mineurs n'ont pas hésité une seconde à proposer leur concours. Les portes se sont ouvertes, les bouilloires ont chauffé, les verres se sont remplis, les coeurs et les visages se sont livrés, avec bonheur. "Je t'ai oublié", c'était le titre de la chanson, reprise ensuite par Larry Clark dans la V.O de son film "Bully". J'avais envie de partager ça avec vous.

mercredi 16 avril 2008

remerciements, enfance et voiliers de l'espace


Un grand merci à mes lecteurs venus ce matin pour la signature de "Providence" au café des Chartreux. A peine deux semaines sur les tables des librairies : autant dire un nouveau-né, pourtant déjà bien entouré de quelques bonnes fées qui se reconnaîtront au passage. C'était un bon, un vrai moment. L'air était frais, les joues des enfants sortant de l'école voisine roses et rondes, le soleil doux. Un coup d'oeil vers le ciel. Une image. Un grand bleu ! Ah, mais à propos de ciel et d'enfant, écoutez un peu ça : un collégien allemand aurait selon la presse allemande envoyé au piquet les scientifiques de la Nasa. Ceux-ci avaient estimé à 1 sur 45 0000 le risque que l'astéroïde Apophis provoque une collision avec la Terre - on pouvait dormir tranquille. Mais un certain Nico Marquardt, 13 ans, utilisant les données fournies par l'institut d'astrophysique de Potsdam, a calculé qu'il était en fait de 1 sur 450. Sacrée différence, non ? Je ne vous livre pas les détails, ce serait fastidieux et vous aurez tout le temps de vous pencher sur la question puisque le risque en question devrait survenir le 13 avril 2029. La Nasa aurait admis auprès de l'ESA, sa consoeur européenne, que le gamin avait raison. Je n'ai pas trouvé de photo, j'ignore à quoi il ressemble. Dommage. J'aurais aimé pouvoir chercher une expression commune, un regard, quelque chose qui le lie à mon propre père, qui travailla parmi d'autres à ce projet fou et magnifique de voilier de l'espace- non, vous ne rêvez pas, des voiliers solaires propulsés par les flux de photons émis par les étoiles. (projet toujours en cours à l'échelon européen).
Poésie et ténacité. Voilà ce que Nico, mon père et tous ces hommes ont en commun : ils avancent sans se préoccuper de ce qui est donné comme certain, ou impossible.
Et voilà par la même occasion où mènent les digressions lorsqu'on a trop souvent le nez en l'air...


lundi 14 avril 2008

choisir son camp

Je répète souvent à mes enfants qu'il faut savoir choisir son camp, affirmer ses positions, et même parfois prendre des risques lorsqu'il s'agit de les défendre. Je leur montre les études, les sondages et les pourcentages d'indécis, d'abstention, les conséquences que cela peut entraîner. Il y a cependant des questions lourdes qu'il est sacrément délicat de trancher, et l'actualité nous en fournit une aujourd'hui : Rachel, une mère de 39 ans, à Londres, qui était en attente d'une greffe de rein, n'a pu bénéficier des reins de sa propre fille Laura, 21 ans, décédée subitement d'une crise d'asthme. Cette dernière en a pourtant formulé le voeu durant ses derniers instants de vie. Mais voilà : en Grande-Bretagne (j'ignore les termes de la législation française), pour donner un organe à un membre de sa famille, il faut le faire de son vivant, ou en tout cas avoir entamé le processus pour le faire. Dès lors que ce n'était pas le cas, les reins de Laura ont été immédiatement attribués aux noms inscrits en tête de la liste des personnes en attente d'une transplantation. Le débat fait rage. Aurait-on du autoriser le transfert des organes de Laura à sa propre mère afin de respecter ses dernières volontés ? Non, répondent le plus haut responsable de l'instance décisionnaire : the Human Tissue Authority. Question d'éthique, il faut laisser la priorité aux malades les plus menacés de mourir à court terme, une liste est une liste, on ne peut commencer à écouter tous les mourants émettre des choix personnels. Ce n'est pourtant pas si simple : on manque d'organe, et régulièrement, des gens meurent faute de donneurs. Ainsi, Rachel pourrait très bien mourir en sachant que sa fille aurait pu lui sauver la vie à travers sa propre disparition. Dans ce cas, si on veut bien approfondir la réflexion, choisir son camp n'est pas si simple. D'ailleurs, la procédure va être réétudiée... mais comment, par qui ? Sur quels concepts s'appuyer ? Eh oui, pas si simple.....

vendredi 11 avril 2008

amour à mort et idées reçues...


Les lieux communs, les dictons, les conversations de comptoir et parfois même la littérature et le cinéma présentent la femme comme beaucoup plus sentimentale que l’homme, mais aussi plus extrême, capable d’hystérie, quand l’homme de son côté serait naturellement plus posé et moins « fleur bleue ». Côté cœur, des chercheurs britanniques lancent un pavé dans la mare. Alors qu’ils menaient une étude portant sur des veufs et des veuves avec pour objectif (atteint) de confirmer l’existence dun « syndrôme du cœur brisé » (risque élevé de décéder dans un bref délai après la perte du conjoint) ils ont découvert que ce risque est six fois plus élevé chez les hommes que chez les femmes !!
Côté comportemental, je n’ai pas d’étude à vous soumettre mais plutôt cette histoire à peine croyable : en Serbie, un fermier devenu fou de rage alors que sa femme demandait, lors du divorce, la moitié des biens communs en incluant le matériel agricole, a méthodiquement coupé, scié, tronçonné l’ensemble (oui, oui ! tout !) de ses outils, machines et autres ustensiles des plus insignifiants aux plus importants, parmi lesquels pèse-bétail, moissonneuse, semeuse, etc . Aux dernières nouvelles, Branko Zivkov (76 ans), a déclaré à la presse qu’il attendait, pour couper en deux ses vaches, que sa femme précise la partie qu’elle souhaitait : la « moitié avec la tête ou la moitié avec la queue ».
Sans commentaire…

mercredi 9 avril 2008

le CIO et la Chine et Desproges

Juste dire ce qui me tracasse à propos de cette histoire de Chine, de Boycott, de flamme et de CIO. D'accord, le Tibet a subi une répression particulièrement violente depuis quelques semaines. Et ok, elles étaient parfaites, nombreuses, hautes en couleurs, les manifs. Mais les gars, hé, ho, vous étiez où quand le CIO a attribué les Jeux à Pékin ? Depuis quand la Chine s'assied-elle gaiement sur les droits de l'homme ? Depuis lundi dernier ? Je ne m'explique toujours pas pourquoi ce n'est pas au moment de ce choix de Pékin que les manifestations ont eu lieu. Le CIO a choisi pour les Jeux Olympiques, ce symbole de fraternité et d'ouverture mondial, un des pays les plus fermés de la planète, là où les informations venant de l'étranger sont passées au noir, là où on enferme des années des gens dont le seul tort a été d'écrire leur désaccord avec le régime (et la liste est trop longue, bien sûr...).
A ce moment-là, on préférait sans doute penser aux échanges commerciaux. Pourtant, si nous avions été aussi nombreux à descendre dans les rues, là, on aurait peut-être obtenu quelque chose. Il y a un truc là-dedans qui me gêne terriblement.... Et puis, tiens, je me demande ce que ce cher Pierre Desproges, mort voici 20 ans, aurait pu dire de cette situation dans laquelle on se réveille un peu tard...

dimanche 6 avril 2008

et maintenant, le gène du despotisme...

Des chercheurs d'une université de Jérusalem prétendent avoir découvert un lien entre un gène (nommé AVPR1a) et un comportement impitoyable lié à l’appât du gain dans un exercice au nom évocateur « the Dictator Game ». L’exercice offre la possibilité d’agir soit pour le bien commun soit dans un intérêt particulier (l’argent) en empruntant alors des comportements semblables à ceux observés chez des despotes tels que Mobutu, l’ancien président du Zaire.
Les chercheurs n’ont pas élucidé l’ensemble du mécanisme mais ont décidé d’étudier l’AVPR1a car il est lié au fonctionnement d’une hormone…dont on aurait également déjà démontré qu’elle est impliquée dans la capacité à développer l’altruisme et les comportements « pro-sociaux ».
Eh oui, nous serions donc marqués, prédisposés à cela aussi…
Heureusement, de nombreuses voix s’élèvent déjà contre cette étude encore approximative. Et proposent une autre analyse des résultats : et si les joueurs qui se sont comportés en « dictateurs » étaient tout simplement des participants ultra motivés…et tellement tournés vers l’autre, qu’ils n’auraient fait que se conformer à ce qu’ils pressentaient qu’on attendait d’eux dans ce jeu ?
Quoi qu’il en soit, et comme toujours, il est facile d’utiliser la même information dans des sens complètement différents et dans les buts les plus opposés. Et lorsqu’il s’agit de définir l’avenir d’êtres humains avant même qu’ils soient nés (tout en méprisant gaiement l’importance de l’acquis), on ne manque pas de volontaires.
ça, ça fait froid dans le dos.

vendredi 4 avril 2008

naissance et mort au XXIème siècle


L’accélération du monde semble exponentielle. Lorsque ce sont nos repères fondamentaux qui explosent (pour le pire ou pour le meilleur, selon l’angle qu’on choisira) on touche du doigt ce que notre génération porte de responsabilité. Naissance et mort, donc. Récemment, des photos d’un homme transsexuel et enceint(e) ont été publiées sur le site d’un magazine qui lutte pour les droits des Gays. Il s’agit de Thomas Beatie, né(e) Tracy Lagondino, mais devenu(e) un homme, après plusieurs opérations et traitements. Thomas, désormais marié à Nancy, avait conservé utérus et ovaires. La grossesse (à risque, compte tenu notamment de la prise antérieure de testostérone) aurait été rendue possible après une insémination artificielle. Nancy, qui redoutait la grossesse pour elle-même, assure qu’elle est très heureuse que son mari porte leur enfant. Précisons que, malgré le sérieux apparent du cas, je n’exclus pas qu’il s’agisse d’un « coup » orchestré pour soulever la question légalement. Nous verrons dans 4 mois (date annoncée de la naissance ) si Thomas accouche en bonne et due forme d’un bébé autour duquel tant d’interrogations vont surgir.

"Passons" désormais à la mort. Le cas de Chantal Sébire a fait couler beaucoup d’encre ces dernières semaines.. J’ai appris à cette occasion qu’une « machine à suicide » pourrait bientôt être mise en production puis proposée à la location ou l’emprunt en Allemagne (où jusque là suicide assisté et euthanasie sont illégaux). Une petite boite compacte, verte, munie d’une seringue… et d’un bouton poussoir. Posez une simple aiguille, appuyez, et votre vie s’achèvera en quelques secondes avec une injection de chlorure de potassium (utilisé aux USA pour les exécutions). Jusqu ‘ici les malades désireux d’en finir se rendaient massivement en Suisse, où le suicide assisté, légal depuis 1942 est pris en charge par une organisation, Dignitas. Cette dernière a pourtant été mise en difficulté quant à la méthode retenue : un sac en plastique sur la tête , on inhale du gaz. Non seulement cela peut provoquer une agonie longue et très difficile, mais cela renvoie à de sombres souvenirs impossibles à supporter pour nombres de personnes, en premier lieu les Allemands, qui constituent pourtant une "clientèle" importante de Dignitas. (N’oublions pas qu’en plus de l’atrocité des chambres à gaz, les Nazis ont pratiqué l’euthanasie sur les handicapés mentaux ou physique).
La « machine à mourir » apporte une nouveauté sur un plan légal : certes, les associations qui les posséderont seront responsables du dosage exact du chlorure de potassium, qui devra être déterminé par un médecin. Mais prêter ou louer cette machine n’est en principe pas plus illegal que prêter un couteau de cuisine ou une lame de rasoir à quelqu’un. Cela devient illégal seulement si l’aspirant au suicide demande à un tiers de pousser le bouton. En s’appuyant sur la vague médiatique soulevée par le cas de Chantal Sébire, le « PERFUSOR » et ses ardents défenseurs parmi lesquels R. Kusch, un ancien ministre de la justice allemand, relance donc avec le débat sur la possibilité de choisir entre vie et mort. Voilà, on y est, ou presque : l'homme tient entre ses mains l'ombre et la lumière.
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mercredi 2 avril 2008

Providence est sur les tables....


Pas facile de penser à autre chose aujourd'hui : ce roman que j'ai tellement porté en moi, le voici donc sur les tables des librairies. C'est une journée bizarre, de l'excitation, de l'anxiété, le ventre noué.... Bien sûr, je suis très entourée (merci, Stock !), et les choses se présentent bien : l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne et les Pays-Bas ont déjà acheté les droits de traduction ; sans compter ceux qui ont déjà lu et le défendent (merci à eux !).
Mais c'est ainsi, en écriture, on met sa peau sur la table comme le disait Céline. Alors, juste vous remercier, vous aussi ,de partager avec moi cette parenthèse éphémère, ce moment de vérité où il ne reste plus qu'à faire confiance... à la Providence.